QUELLES AVANCÉES POUR LES FINS DE CARRIÈRE ?
Au-delà de cette bataille sur le plafond de compensation, l’accord comprend une palette de mesures concrètes pour les salariés en fin de carrière. Il prévoit une visite médicale annuelle à l’initiative du salarié, une demi-journée rémunérée par an pour faire un bilan de santé, ainsi qu’une formation dédiée à la prévention des douleurs physiques. « S’il concerne aussi les cadres, ce dernier enjeu est particulièrement prégnant pour les salariés travaillant dans les ateliers, où la manipulation de pneumatiques de plus en plus lourds et grands pèse sur les corps », précise Alain Monpeurt.
Par ailleurs, les congés payés supplémentaires liés à l’ancienneté sont étendus jusqu’à cinq jours pour les plus expérimentés, tandis que les salariés seniors peuvent désormais choisir une fois par mois leur jour de repos hebdomadaire. Un entretien professionnel intermédiaire est également instauré à 55 ans, en complément des rendez-vous légaux, pour anticiper les conditions de maintien en emploi et les modalités d’accès au temps partiel.
Autre mesure, une formation de « préparation à la retraite », qui aborde les aspects financiers, juridiques mais aussi psychologiques de ce passage pas toujours aisé à vivre. « Avant, c’était géré en interne, rappelle Alain Monpeurt. Là, nous avons un prestataire extérieur qui s’en occupe, ce qui change vraiment la donne. » Car pour le délégué syndical central, la retraite ne se prépare pas uniquement sur le plan financier. « Il faut aussi prévoir l’aspect moral et psychologique ! Toutes les démarches sont abordées. Comment ça va se traduire financièrement, mais aussi comment leur vie et leur quotidien seront affectés. » Une formation qui, selon lui, répond à une vraie attente des salariés : « Ça les rassure, et beaucoup m’ont dit êtres reconnaissants qu’on ait négocié toute cette palette. »