« Coûteux », « inefficaces », « pléthoriques » : les raccourcis pour critiquer les services publics n’ont jamais été aussi nombreux. En disant qu’il y en a trop ou en demandant la suppression de certains établissements – ADEME, OFB, AFD, AFPA, etc. -, d’aucuns ont franchi le Rubicon de façon totalement décomplexée.
Les citoyens aspirent à plus de policiers, de personnels dans les hôpitaux, de juges, à un meilleur environnement, à des transports publics sur l’ensemble du territoire, à une eau de qualité, à des services d’éducation, à des maisons de retraites accessibles pour nos anciens. Mais tout le monde constate la détérioration des conditions de travail de ceux qui portent ces missions.
Les discours de certains ministres appelant à faire payer les services publics, et de parlementaires déclarant la mort de telle ou telle entité, sans égards pour leurs personnels et les bénéficiaires de ces services, doivent nous interpeller sur la transformation de la société qu’ils veulent nous vendre.
Devant ces attaques, la CFE-CGC, avec ses fédérations, a décidé de muscler sa doctrine, sans tabou, en respectant les grands principes historiques du service public : l’égalité pour tous, la continuité territoriale et l’adaptabilité face aux nouveaux besoins de la population. Les services publics servent certes les besoins évolutifs de la population, mais aussi les intérêts stratégiques de l’État au titre de la « souveraineté ». Les services publics ont donc des visages bien différents. Il importe de les prendre en compte dans le cadre d’une réflexion rigoureuse.